Un article du  New York Times  du 29 avril 2013 instaure une nouvelle polémique autour d’un produit naturel bien connu de tous, le Ginkgo biloba. Des millions d’américains  et d’européens l’utilisent pour stimuler leur mémoire, améliorer la circulation sanguine au niveau ORL et cerveau, s’attaquer aux radicaux libres, facteur de la toxicité des rayons en particulier.

Ginkgo à feuilles vertes comme écrit dans l'article de NY Times

Bien que certains des bénéfices pour lesquels il est le plus consommé n’aient jamais été très clairement démontré, l’engouement pour ce produit ne s’est jamais démenti depuis plus d’une trentaine d’années. Très utilisé en orient, aux USA et en Europe, les ventes de flacons d’extraits de feuilles de Ginkgo se comptent en milliards et cela bien évidemment ne pouvait qu’attiser l’intérêt de l’industrie pharmaceutique.

Il est très important de noter que les extraits attaqués dans cet article sont ceux que l’on trouve en pharmacie. Pratiquement tous (et sans aucun doute les extraits qui ont été utilisés dans cette étude) sont obtenus à l’aide  de solvants organiques. Or il est connu que ces solvants laissent des résidus très généralement au mieux toxiques, au pire cancérogènes. L’article scientifique précise bien que les effets négatifs  cancérogènes observés chez les rats sont au niveau du foie et de la thyroide. Les expérimentateurs ont donné des doses fantastiques pour obtenir ce résultat (jusqu’à 2 gr pour une souris de 20 gr !) . A de telles doses, beaucoup de choses deviennent toxiques ! L’article précise cependant que ces résultats ne s’appliquent pas à l’homme. Cependant, avant même toute confirmation, ils font déjà pression sur la FDA pour  limiter l’utilisation  humaine du Ginkgo, et publient un grand article dans le journal le plus diffusé à New York pour mettre en garde les utilisateurs contre les extraits de Ginkgo biloba.  On est là  bien loin du laxisme constant vis à vis des effets toxiques, cancérogènes et aplasiants des produits  que l’industrie ne cesse de diffuser tout azimuth.

Ginkgo à feuilles dorées utlisé par Beljanski

Dans les années 80, le Dr Mirko Beljanski s’est beaucoup intéressé au Ginkgo biloba qui possède beaucoup de molécules variées aux propriétés fort intéressantes. Mais il n’a pas voulu utiliser, comme tous les autres, des feuilles jeunes et vertes. Il a attendu que les feuilles vieillissent et synthétisent des molécules différentes. Il a également éliminé toute utilisation de solvant organique pour faire son extrait. Disposant d’un test ultra sensible du dépistage des potentiels cancérogènes, l’Oncotest[1]  n’avait révélé non seulement aucun potentiel négatif, ni sur le produit total  ni sur chacune des sous fractions étudiées. Au contraire divers aspects très bénéfiques ont ainsi été mis en lumière : régulation des nucléases (que la pathologie et la chimiothérapie altèrent quantitativement et qualitativement) ainsi que des gamma-protéines, effet protecteur puissant contre les effets secondaires des radiations (notamment les fibroses, comme à l’époque confirmé par le Professeur Lucien Israel), protection des chromosomes, effet bénéfique au niveau du foie. Aucun effet cancérogène n’a jamais été observé  dans l’extrait de Ginkgo doré tel que préparé par Mirko Beljanski, ni en utilisant l’Oncotest (que les industriels avaient  dits ne pas vouloir utiliser car trop sensible et risquant de ce fait de nuire à leur propres produits!) ni chez les souris longuement utilisées dans le cadre d’études sur la radioprotection, ni chez les humains l’utilisant depuis de longues années.

Quoi qu’il en soit, il est donc important de rappeler  que l’extrait de Ginkgo biloba mis au point par Mirko Beljanski est radicalement différent, par l’époque de maturation de la matière première ainsi que par la méthode d’extraction du Ginkgo commercialement distribué partout et n’est donc pas concerné par cette polémique.

[1]The Regulation of DNA Replication and Transcription. Livre de Mirko Beljanski. 1ère édition, 1983 chez Karger. Nouvelle édition Demos Medical, New York, 2013.