Petit Pao pereira (Geissospermum)

Petit Pao pereira – photo de Sylvie Beljanski

Après l’université du Kansas qui s’intéresse au Pao pereira (Geissospermum) pour l’inhibition des cellules cancéreuses du pancréas, c’est maintenant le tour de l’université de Guyane de s’intéresser à cette plante. En effet, un étudiant vient de publier sa thèse dont le sujet est l’inhibition de l’acier C38 en milieu acide HC1 1M par les extraits alcaloïdes issus de deux plantes : Aspidosperma album et Geissospermum laeve. D’après lui, biodégradables et respectueux de l’environnement, les alcaloïdes de ces deux plantes pourraient être utilisés temporairement pour prévenir la corrosion de l’acier avec des taux d’inhibition supérieurs à ceux décrits dans la littérature.

Toutefois, à première lecture, cette  étude diffère avec les travaux de recherche conduits par Natural Source International car l’inhibition de la corrosion de l’acier serait due à l’action de l’alcaloïde majeur du Geissospermum, alors que Beljanski – et par suite Natural Source – s’est intéressé à l’alcaloïde secondaire.  Cette distinction est importante et explique la très faible cytotoxicité, maintes fois observée, des extraits fabriqués selon la méthode de Mirko Beljanski.  Bien entendu, la cytotoxicité de l’extrait à peu d’importance quand il s’agit d’acier !
Il est cependant toujours intéressant de voir que la nature nous apporte, dans tous les domaines, un meilleur choix que les produits chimiques que l’homme s’acharne à produire en quantité… industrielle !

Le Pao pereira fut décrit d’abord  par le botaniste  John Miers, qui publia en 1878 un mémoire sur les Apocynacées, famille botanique à laquelle appartient le Pao pereira.
Dans son ouvrage «  A Manual of Botany – including the Structure, Classification, Properties, Uses, And Functions of Plants », Robert Bentley révèla que l’écorce de Pao était largement utilisée au Brésil comme fébrifuge et anti-périodique.

C’est à Mirko Beljanski que l’on doit d’avoir mis au point un extrait sélectif des alcaloïdes et d’avoir démontré l’activité spécifiquement anticancéreuse de certains, une activité encore récemment confirmée par l’Université du Kansas.