par Sylvie Beljanski

Journée Mondiale de la Santé 2018

 

C’est la journée mondiale de la santé. Donnons accès à la santé pour tous.

Selon le site internet de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : « Plus de la moitié de la population mondiale ne reçoit pas les services vitaux dont elle a besoin… Actuellement, 800 millions de personnes consacrent au moins 10% du budget du ménage aux dépenses occasionnées par les soins de santé. Le niveau de ces dépenses suffit à plonger 100 millions d’entre elles dans une situation d’extrême pauvreté ».

Je me demande combien d’américains sont compris dans les chiffres de l’OMS. La franchise de l’assurance étant de $3,000/an/personne tandis que l’épargne moyenne est de $2,000/an/personne (information négligemment donnée par un courtier en assurances alors qu’il essayait de me vendre une seconde ligne d’assurance). Beaucoup d’américains sont poussés dans la pauvreté, si ce n’est la faillite, à cause de la manière dont fonctionne notre système de santé.

Le problème n’est pas nouveau. Dans son film documentaire sorti en 2007, Sicko, le directeur et écrivain Michael Moore a mis en scène la manière dont les corporations ont corrompu le système de santé en Amérique du Nord, préférant le profit à des vies sauvées.

Mais est-ce vraiment mieux dans les autres systèmes de santé ? En France, où le système de payeur unique existe depuis longtemps, les médecins organisent régulièrement des démonstrations pour protester contre leurs conditions de travail. En effet, qui accepterait de passer des années à étudier la médecine pour finir par donner des consultations de cinq minutes et des prescriptions qui seront finalement refusées par les assurances ? En Suisse, une nouvelle loi est en cours de considération, où les Naturopathes reviendraient à remplacer les médecins généralistes, une espèce en voie de disparition.

Tous les systèmes de santé sont touchés par l‘augmentation constante des coûts et des difficultés d’accès aux soins. Cela se traduit souvent par de longues attentes à l’hôpital pour bénéficier de soins conventionnels expédiés à la chaîne. Certains systèmes fonctionnent mieux que d’autres en termes de remboursement, d’accessibilité et de couverture, mais ils sont tous assaillis par la pression de coûts exorbitants et la réduction d’accès.

On peut penser que s’il existait des preuves qu’un traitement naturel puisse être bénéfique, il serait immédiatement adopté par la communauté scientifique et la classe politique en charge de notre futur. Mais réfléchissez bien : le système de santé est un business qui vaut des milliards de dollars. Il n’est pas surprenant que les groupes pharmaceutiques, dont la quête d’innovation est uniquement motivée par les droits de propriété, se battent bec et ongles pour défendre leurs produits. Ils accusent les solutions naturelles de charlatanisme, même si ce rejet total des traitements naturels révèle les conflits d’intérêt. S’ajoute à cela, une traque sans relâche de la part des responsables de politiques publiques de santé de tous les penseurs libres et découvreurs qui osent défier les lois de l’argent, sortir des sentiers battus et finalement offrir une potentielle aide à l’humanité.

En même temps, les patients sont de mieux en mieux informés. Ils sont de plus en plus nombreux à demander des solutions personnalisées et ne veulent plus de l’ancienne vision de la médecine servant un traitement unique pour tous. Les médecins dont les pratiques sont les plus en vogue, sont ceux qui reconnaissent que la médecine naturelle est une discipline à la fois holistique et multidimensionnelle. Ils incluent la nutrition, la psychologie et la médecine environnementale au sein de leurs pratiques médicales.

Rendre la santé accessible à tous est une excellente idée, généreuse, qui devrait être applaudie. Pourtant, nous devrions prendre le temps de la réflexion : quel genre de santé ? La question est urgente car la pollution que nous rejetons sans-gêne dans l’environnement depuis la seconde guerre mondiale nous retombe aujourd’hui dessus et affecte drastiquement non seulement notre environnement mais aussi notre santé.

_ les flèches indiquent l'année à laquelle à laquelle l'usage est devenu suffisamment significatif pour être inclus comme catégorie spécifique dans le raport de la comission.

Pour nous qui sommes confrontés à cette pollution grandissante, à des épidémies de cancer ou autres pathologies chroniques, tout ce que nous désirons est la solution la plus sûre et la plus efficace, qu’il s’agisse d’alimentation, de plantes, ou de médicaments. Et pour ceux à qui l’on a annoncé qu’ils étaient condamnés, la médecine alternative peut offrir ce précieux espoir qu’ils pensaient perdu à jamais. Mais choisir la meilleure approche est souvent difficile car l’information dont nous avons besoin pour prendre ces décisions est souvent indisponible.

Les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques investissent massivement afin de créer des molécules nouvelles (mais dont l’action serait similaire à celles présentes dans la nature) et donc brevetables afin de créer des monopoles lucratifs. C’est la raison pour laquelle il n’y a que peu d’intérêt de la part des entreprises pharmaceutiques pour les composés naturels (mais beaucoup pour ces « analogues »). Et si le meilleur traitement était naturel mais qu’il ne rapportait rien à ces entreprises pharmaceutiques ? Aujourd’hui, cela passerait inaperçu. Le système est biaisé.

En changeant la législation des brevets qui force les entreprises à fabriquer de nouvelles molécules, en changeant la manières dont les subventions sont accordées, en créant un système de santé centré sur le patient au lieu de faire de la maladie une source de revenus, le gouvernement pourrait potentiellement transformer le système de santé. Mais la tâche n’est pas simple ! Interdire les entreprises de compléments alimentaires de décrire les bénéfices de leurs produits, même démontrés par des recherches scientifiques, empêche le grand public d’avoir accès aux informations dont ils ont besoin pour rester en bonne santé.

En 2004, le magazine Fortune a dédié un numéro complet à la recherche sur le cancer. Sur la couverture, en lettres capitales, était écrit la question « Pourquoi perdons-nous la guerre face au cancer ». Sous ce titre provocateur était écrit la petite phrase « et comment la gagner ».

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L’auteur de l’article, Clifton Leaf, dressait une liste de « traitements miraculeux qui ne le sont finalement pas », notamment le traitement par radiation, interféron, interleukine 2, Endostatin, et Gleevec. Il concluait en disant que nous devrions changer la manière dont nous pensons au cancer et finit en citant le responsable de la société Eli Lilly « Je pense que tout le monde croit qu’au bout du compte, le cancer sera traité avec de nombreux agents très spécifiques – peut-être combinés avec la chimiothérapie, peut-être pas. Parce que c’est la voie de la biologie, du futur que nous devons adopter – même si cela demandera forcément de coopérer ».

C’est exactement ce que nous avons besoin que notre système de santé fasse : développer de nouveaux modèles de coopération qui permettraient d’identifier les merveilles de la nature pour rechercher des molécules sélectives et non toxiques capables de prévenir les dommages créés par les toxines environnementales sur l’ADN et aider à restaurer la santé cellulaire. Les traitements seraient moins onéreux, auraient moins d’effets secondaires et seraient bien moins toxiques.

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